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Présentation du FRANCO-DATA PALMARES
Amateurs de musique, le FRANCO-DATA PALMARES (C), est un outil de travail qui relate la plupart des chansons d'expression française qui sont apparues sur les palmarès québécois de 1949 à 2003. Plus de cinquante années de chansons qui resteront à jamais gravées dans votre mémoire!
L'ouvrage se divise en deux parties. Une première qui couvre la période de 1949 à 1981, avec une imposante théorie de palmarès et une deuxième, celle 1982 au 31 décembre 2002, où Radio-Activité et ses successeurs proposent un palmarès unique, issu des compilations radiophoniques des radiodiffuseurs québécois. Plus de 15,000 sélections inscrites. Bonne recherche!
Un peu d'histoire: Contrairement aux Etats-Unis où l'on pouvait consulter, dès 1935, les palmarès sur des revues spécialisées comme HIT PARADE, et plus tard, BILLBOARD et CASHBOX, nous retrouvons au Québec quelques références éparses. Nous pouvons visualiser une multiplication de palmarès québécois issus de différents journaux tels Écho-Vedettes et des compilations de stations radiophoniques majeures tels CKAC de Montréal et CHRC de Québec. Bref, tout le monde, à cette époque, avait son palmarès, y compris les régions plus petites. Il faut bien se rendre à l'évidence que ce dernier reflétait souvent les goûts personnels du ou de la discothécaire en poste. Pour les palmarès issus des maisons de disques, l'évidence en était ridicule tant on choyait les artistes de la maison!
Certains périodiques également se sont ajoutés au fil des mois et des ans, Dis-Q-Ton, Succès du Jour et le palmarès Méritas, pour ne nommer que ceux-là. Depuis plusieurs années, j'ai consulté toutes ces revues, ces palmarès radiophoniques et j'ai essayé, en toute modestie, d'y mettre un peu d'ordre.
Avertissement: Je dois toutefois préciser que les titres de chansons figurant dans cette base de données, principalement certains titres de 1949 à 1956 sont inscrits, sous certaines réserves, car le palmarès québécois était pratiquement inexistant durant cette période, exception faite du bimensuel Radio 49, le premier " palmarès officiel " québécois, dirigé par Fernand Robidoux et Robert L'Herbier, qui couvre la période de 1949 à 1952 inclusivement, un palmarès mixte dont messieurs Robert Thérien et Michel Gignac en ont assumé la rédaction. Ces chansons, faisant partie de ce palmarès, sont inscrites dans cette base de données. Toutefois, devant la pauvreté de ce palmarès mixte qui ne reflète que partiellement cette période, nous avons dû ajouter plusieurs titres dont les succès sont incontournables. Ces ajouts sont basés sur le résultat de mes recherches depuis de nombreuses années ainsi que celles de mes précieux collaborateurs. Les succès couvrant cette période apparaissent en écriture rouge mais les très grands succès apparaissent dans un encadrement vert sur lettrage blanc.
Toutefois, j'ai consulté les palmarès français de France pour simple validation et vérification des interprètes, des titres et des dates de leurs succès. Il peut exister un décalage de 6 mois à un an pour certains succès qui demeuraient longtemps sur les palmarès notamment ceux apparaissant en France et plus tard au Québec. Il faut également ajouter, qu'une chanson à succès en France, n'était pas nécessairement un succès assuré au Québec et que le créateur d'une chanson à succès en France n'était pas obligatoirement le choix des québécois qui, souvent, préféraient l'interprète de son milieu. De plus, les étiquettes et leurs numéros de matricule ne sont pas toujours concordants avec ceux de leurs filiales québécoises ou des entreprises qui opéraient sous licences, Apex, par exemple. Certaines étiquettes et leurs numéros de matricule sont manquants pour le moment. Ils seront complétés au fur et à mesure que nous les récupérerons, de même que certaines matricules supérieures à l'année 1956.
D'autres oublis : D'autre part, il faut aussi avouer que certaines chansons considérées aujourd'hui comme de véritables classiques de la chanson française ne font pas partie de l'histoire du palmarès québécois, de 1957 à 2003. D'innombrables chansons à succès ont joué à la radio depuis des lustres et leur absence sur les palmarès, principalement à compter de 1989, ne fait qu'accentuer la certaine incrédibilité de ces compilations. Dans le but de respecter une logique évidente, et après maintes réflexions, je me dois d'y inclure quelques chansons qui ne figurent pas officiellement sur les palmarès québécois. En contre-partie, une panoplie d'artistes totalement inconnus apparaissent sur ces palmarès officiels avec une brochette de chansons dont plusieurs sont nettement questionnables.
Méthodologie utilisée dans cet ouvrage.
Symboles pour la séquence de 1949 au 31 décembre 1981: Vous retrouverez, dans un champ, une lettre F qui veut dire " flip side " ou l'envers du 45 tours qui, souvent devenait la chanson la plus convoitée. L'astérisque, dans le même champ, dénote un succès d'importance (apparaissant en lettres rouges), ventes et " air play " confondus, basé sur les premières positions des plus importants palmarès consultés. En ce qui concerne les palmarès de " air play ", propres aux grands radiodiffuseurs, le choix des positions des palmarès-maison relevaient principalement des responsables affectés à la direction musicale de la station ou à des comités d'audition. Ces derniers étaient souvent influencés par leurs goûts personnels et pouvaient même subir la pression des maisons de disques. Donc, sur ce volet, plusieurs chansons de type " grands succès ", identifiés en lettres rouges, peuvent faire l'objet d'une contestation évidente. La lettre R, précédée de l'astérisque dénote les chansons fétiches de l'artiste. Les titres apparaîtront dans un encadrement rouge avec lettrage blanc. Les abréviations FR et QC indiquent la nationalité de l'artiste, français ou québécois. Certains titres anglophones font partie de la base, notamment ceux apparaissant sur les compilations francophones de Radiomutuel et de Radio Activité. Ils seront alors identifiés comme AG. Ces interprètes, peu nombreux, peuvent être de nationalités canadiennes ou étrangères. De plus, nous avons supprimé tous les préfixes sur les étiquettes d'origine comme les CN, CK, JP,TC ou autres, de façon à uniformiser la base qui contient plus de 15,000 titres. A compter de 1991, il n'est cependant plus question de numéro de matricules car c'est la fin du 45 Tours qui fera place au disque audionumérique. Les numéros de disques ne sont plus fournis. Seules, les étiquettes seront alors mentionnées.
45 vs 78: Dans les années '50, certains palmarès faisaient mention du format 78T et du 45T, chevauchant ainsi jusqu'en 1960. Notons que le 45T fut introduit par la firme RCA en 1948 sous le nom de code de Madame X!!!. Mais c'est surtout à partir de 1951 que nous en retrouvons, en petite quantité, sur le marché au Québec. Exemple: pour la firme RCA, 56 détermine le format du 78T et 57, celui du 45T... Pathé: 52 (préfixe pour le 78T) et 77 (préfixe pour le 45T). Toutefois, il faut tenir compte du numéro qui se retrouve sur le disque. Ce dernier reste souvent le même dans les deux formats. Celui que vous retrouvez dans cette base est le numéro de pressage original canadien.
56 ou 57, 63 ou 64, 75 ou 76???? Comme nous ne faisons pas de mentions spécifiques sur les positions des chansons, à cause du grand nombre de palmarès qui pouvait exister à l'époque, ce qui pourrait porter grandement à confusion, nous devons aviser que certaines chansons qui sont apparues sur les palmarès à la fin d'une année, le mois de décembre en particulier, peuvent connaître leur succès officiel l'année d'après, si elles sont en montée les mois suivants. Ceci peut provoquer une petite distorsion, au niveau de l'année de parution, dans l'ouvrage présent.
L'année mentionnée est celle où la chanson a fait le succès sur les palmarès québécois.
Les palmarès les plus crédibles
Sans vouloir jouer les fins critiques, nous pouvons admettre que tous les palmarès consultés ont des points positifs et négatifs.
Radio 49. Ce palmarès bi-mensuel mixte, conçu par messieurs Fernand Robidoux et Robert l'Herbier, où nous retrouvons des chansons d'expression française et anglaise qui se chevauchent, est assez fragmentaire de la chanson francophone de l'époque. Il faut toutefois admettre qu'il est le grand précurseur des palmarès québécois. Robert Thérien en a fait une étude exhaustive et voici un résumé de ses commentaires : " Parfois, on considère sur le même pied l'original anglophone et la version française. Apparaît, entre parenthèse, le nombre de points attribués à chaque chanson à la suite d'un sondage effectué auprès des discothécaires de Montréal et des environs ainsi que quelques marchands de disques, tous situés à Montréal. La méthode d'application de ces points n'est pas expliquée. A compter de l'édition du 27 octobre 1951, s'ajoute un palmarès de " Succès français " dérivé du premier, découlant d'une nette volonté éditoriale de singulariser la chanson francophone ". A ce chapitre, on propose la publicité suivante : " Pour mieux vous familiariser avec les succès français de l'heure, prière de vous retrouver à l'écoute du Club 730 à CKAC, samedi après-midi, Le Palmarès des Succès dans le Québec, tel que présenté par Mario Verdon. Malgré les démarches de Robert Thérien, il a été impossible de retrouver le nom des interprètes pour 24 titres de chansons apparaissant sur ce palmarès. Nous espérons combler ce vide prochainement.
La première parution de ce palmarès date du 15 février 1949 avec 10 positions. A compter du 15 mars 1949, le nombre de positions est augmenté à 15 (parfois 13!). Le 27 août 1949, le nombre de positions est ramené à 10 seulement. A compter du 29 octobre de la même année, Radio 49 s'adjoint des collaborateurs qui sont messieurs Guy Bélanger et Jacques Archambault, respectivement discothécaires de CKVL et de CKAC. Nous retrouvons également sur la liste de ces collaborateurs, Paul Music Shop, Musique Moderne Enrg., Prosper Music Bar, L'Herbier & Latour ainsi que Bouthiller Musique. A compter du mois de janvier 1950, le palmarès se nomme maintenant Radio 50 puis Radio 51 et finalement Radio Télévision 52. Les positions sont généralement au nombre de 10. Le 29 juillet 1950, on nous annonce que leur enquête spéciale couvre maintenant la plupart des populations rurales du Québec, dont les goûts et préférences s'écartent des résultats accusés par les grandes villes. Toutefois, nous ne retrouvons pas d'artistes de la chanson dite " canadienne et folklorique " dont font partie les Willie Lamothe et Paul Brunel. Les collaborateurs varient également et d'autres noms viennent s'ajouter à ceux existants : Les discothécaires Jeannette Daigle de CHLP, Laurent Bourdy de CKVL, le réalisateur de CBF (Radio-Canada), Guy de Vaudreuil ainsi que Edmond Archambault. La dernière parution de ce palmarès date de juillet 1952. Il faudra attendre jusqu'en 1957 alors que le palmarès mensuel Dis-Q-Ton prendra la relève. Il est possible de faire sortir la liste des " numéros 1 " de ce palmarès en tapant le code suivant, dans le module " recherche à l'option titre " : R49. 19 chansons d'expression francophone ont atteint la première position.
Nous travaillons depuis plusieurs mois à établir un Palmarès Virtuel entre 1952 et 1957 afin de faire la liste des chansons populaires couvrant cette période. Certains grands succès francophones que vous retrouverez dans cet ouvrage sont encadrés en vert avec un lettrage blanc.
Dis-Q-Ton, par exemple, se présente en janvier 1957 en français et en anglais comme étant le seul journal mensuel complet sur les disques. Les sélections sont alors choisies par un dénommé M. Girard du " One Stop Record Shop "!!!!. A compter de juillet 1957, le palmarès de cette revue s'affiche sous la rubrique Le Palmarès Français. C'est à mon avis le segment le plus intéressant de ce mensuel qui durera jusqu'au mois d'août 1958 alors que nous assistons, à cette époque au phénomène de la chanson de type " cover ", c'est-à-dire, la même chanson interprétée par plusieurs artistes en même temps. Ce phénomène sera aussi important chez les américains mais pour des raisons bien différentes des nôtres, raisons que nous pouvons qualifier de phénomène racial. Dans cette portion, on a eu la brillante idée d'indiquer par une astérisque le nom de l'interprète le plus en demande pour telle ou telle version. On délaissera cette pratique utile en septembre 1958 alors que le palmarès de Dis-Q-Ton sera titré Les Succès du Jour, de sorte qu'il devient difficile de savoir qui a fait véritablement le succès pour la chanson " Gondolier ", par exemple, chantée par plus de 10 interprètes différents. Il faut donc pousser la recherche à outrance, l'expérience aidant, pour connaître l'identité de l'interprète à succès. Pour compliquer les choses, il arrivait que le même titre d'une chanson pouvait connaître le succès avec deux interprètes différents. Cette dernière rubrique qui nous donne un juste équilibre de l'échantillonnage des chansons québécoises de chez-nous et françaises en provenance de l'Europe. Elle prendra fin en décembre 1961. La rubrique des Meilleures Chansons Canadiennes dans ce mensuel est également une excellente initiative mais qui a été mise de coté à compter de 1960. A cette date, le palmarès de Dis-Q-Ton présente simultanément deux types de compilations : Le Palmarès Canadien et Les Succès du Jour, palmarès qui cesseront alors d'être présentés dans ce mensuel à compter de 1961 pour devenir tout simplement Les Succès Dis-Q-Ton jusqu' à la fin de leur publication, en avril 1969. A ce chapitre, il faut préciser que Les Succès du Jour publiés dans ce mensuel sont le reflet du palmarès de la station radiophonique montréalaise CKVL.
Le palmarès MERITAS est beaucoup plus crédible dans la période des années soixante parce qu'il est consacré aux ventes officielles de disques. Il sera publié par Photo-Vedettes à compter du 4 décembre 1965 dans sa version de 50 positions. Il est également plus fiable dans la mesure où il paraît hebdomadairement, contrairement à celui du Dis-Q-Ton et des Succès du Jour qui sont publiés mensuellement. Nous retrouvons alors les véritables succès. C'est à partir de ces palmarès que le recherchiste et fidèle collaborateur Jean Luc Pomminville participe aux nouvelles compilations audionumériques des Disques Mérite produits par Denis S. Pantis. Par la suite, du 23 novembre 1968 jusqu'au 22 décembre 1973, le palmarès Meritas est devenu moins important et moins crédible en publiant seulement 20 positions pour le ramener finalement à 5 positions a compter de cette dernière date et ce jusqu'à sa fermeture le 13 avril 1974. Les titres de ce palmarès inscrits dans cette base de données font partie de la période du 4 décembre 1965 au 23 novembre 1968 dans sa version de 50 positions. Ce palmarès est probablement le plus important parmi tous ceux que nous retrouvions à cette époque. Il a une nette préférence pour les artistes québécois et le seul point négatif que nous pourrions lui attribuer est celui du phénomène des " covers ", c'est-à-dire de la même chanson interprétée par différents artistes alors qu'il devient difficile pour le néophyte de connaître aujourd'hui le nom de l'artiste qui a véritablement fait le succès au Québec. La chanson " Guantanamera " en est un exemple frappant alors que cette dernière a été connue avec cinq interprètes différents. L'expérience aidant, nous avons cependant sélectionné dans un encadrement rouge l'artiste qui a connu le succès.
Il est possible, en mode recherche, de faire paraître seulement les numéros un de ce palmarès en inscrivant dans la boîte de recherche à l'option " titre " le mot MRT#1. Les numéros " 1 " apparaîtront dans un encadrement rouge avec lettrage blanc.
ECHOS-VEDETTES, publie également à compter du 26 janvier 1963, un palmarès de 10 positions " (top ten) ", dans la rubrique du Club de Disques de Jacques Duval, conjointement avec quatre stations radiophoniques : CJMS, CKVL, CKLM et CKAC. Deux autres stations viendront s'ajouter à ce palmarès le 6 septembre 1963. Il s'agit d'un autre palmarès de type " air play ". Une nouveauté, les positions sont établies avec un système de pointage. 10 points pour une première place, 9 points pour une deuxième, etc...A partir du 18 mars 1967, 14 stations radiophoniques participent à ce palmarès. Ce dernier est alors renommé Palmarès du Grand Québec. Le 8 mars 1969, on cesse l'association des 14 stations radiophoniques participantes et on abaisse les positions à 20 seulement. Le 31 mai 1969, le palmarès est renommé Le Palmarès Officiel de Jeunesse d'Aujourd'hui et il compte toujours 20 positions. Le 14 juin 1969, on abaisse les positions à 10 seulement. On met fin à la publication de ce palmarès le 15 novembre 1969. Le 6 décembre 1969, Echo-Vedettes publiera Le Palmarès des Ventes et ce jusqu'au 29 août 1970.
Le point positif que nous pourrions donner à ce palmarès important, c'est que les chansons figurant dans les dix premières positions, à quelques exceptions, sont généralement des chansons qui ont connu de véritables succès. Aussi, à l'instar du palmarès Méritas, nous avons identifié dans la base de données ces chansons qui ont occupé la première place de ce palmarès en ajoutant, après le titre, la mention ECV#1. Il sera donc possible de rechercher uniquement les numéros 1 de ce palmarès en inscrivant dans le module de recherche et dans l'option titre le mot ECV#1 pour obtenir ce résultat. Les titres apparaîtront dans un encadrement rouge avec lettrage blanc. Le nombre de chansons qui ont apparu en première position sur ce palmarès s'élève à 117.
RADIOMUTUEL, présente également un palmarès de 1969 à 1981. Du début jusqu'au 1 novembre 1974, nous retrouvons un palmarès de 30 positions alors que les artistes québécois et français se retrouvent sur la même portion du palmarès. Le 1 novembre 1974, on présente toujours un palmarès de 30 positions en accordant toutefois 20 positions aux artistes québécois et 10 à 15 positions aux artistes français, en séparant les deux catégories.. Ce stratagème prendra fin le 20 août 1976 alors qu'on proposera un palmarès de 40 positions alors que nous retrouverons les artistes québécois et français dans un seul et même bloc uniforme. Cette date marque également la fin de la période la pus crédible de ce palmarès, largement inspiré par les positions du palmarès Méritas. Il faut également ajouter qu'entre 1969 et 1975, ce réseau était principalement constitué de stations qui diffusaient sur la bande AM. Dans le domaine de la musique, les formats radiophoniques étaient alors pratiquement inexistants. Il est également possible de connaître les numéros " 1 " de ce palmarès en tapant le code suivant dans le module recherche à l'option titre : RMT#1 qui sont au nombre 575!!!.
En 1975, les fumeurs de la cigarette la Québécoise pouvaient consulter un palmarès québécois effectué en collaboration avec Le Ministère des Affaires Culturelles (sic). Ce palmarès comprenant exclusivement des titres d'expression française, a été publié entre le 1 juillet 1975 et le 10 mai 1976, deux fois par mois et faisait en sorte, une synthèse des succès compilés par plusieurs réseaux de stations radiophoniques québécoises. Ce palmarès qui se retrouvait directement dans le paquet de cigarettes La Québécoise était également publié occasionnellement dans le quotidien Montréal-Matin. 23 palmarès ont été publiés, mais le recherchiste Jean-Luc Pomminville en a retracé uniquement 16. Les autres semaines manquantes ont pu être reconstituées en grande partie grâce aux positions de la semaine précédente. Les parties manquantes sont les suivantes : semaine du 1 juillet 1975, 23 août 1975, 29 novembre 1975, 14 février 1976, 14 mars 1976, 28 mars 1976 et 25 avril 1976. Nous serions heureux de récupérer les palmarès qui se sont " envolés en fumée ". Il sera également possible d'en extraire les numéros 1 en tapant dans la case appropriée et dans l'option titre le symbole suivant : PLQ#1.Les titres seront identifiés dans un encadrement rouge avec lettrage blanc.
Il existe une foulée d'autres compilations dont il serait fastidieux d'en faire l'élaboration détaillée. Mentionnons à ce chapitre, le palmarès de TELE-MEDIA avec la " Discothèque Yé-Yé- de CKAC ", sans oublier LES SUCCES DU JOUR qui sont encore actifs durant les années soixante-dix. Je ne voudrais pas passer sous silence, le palmarès DISC-O-LOGUE, que l'on pouvait retrouver entre 1963 et 1966. Ce palmarès est disponible sur le site Internet de La Bibliothèque Nationale du Canada.
A partir de 1981, alors que les stations radiophoniques diffusant sur la bande FM sont beaucoup plus nombreuses au Québec, donc plus musicales, évoluant dans divers formats musicaux (MOR - AOR - CHR - ADULTE/CONTEMPORAIN et autres), l'industrie du disque québécois prend son envol. C'est alors que nous assistons aux débuts du palmarès hebdomadaire RADIO-ACTIVITÉ, beaucoup plus imposant et plus élaboré que ses ancêtres. L'avantage de ce palmarès officiel, c'est qu'il n'y a plus de compétition avec d'autres du même type, éliminant ainsi une certaine confusion, mais l'avantage peut devenir aussi un inconvénient car il n' y a plus de comparatif possible et donne ainsi une possibilité de contrôle aux maisons de disques. Le 15 octobre 1982, Radio-Activité nous apprend que ses données seront dorénavant inscrites sur informatique alors que les palmarès étaient compilés manuellement antérieurement à cette date. Ses critères d'évaluation étaient basés sur les résultats des cotes d'écoute des différentes stations radiophoniques participantes, de leur format musical, le résultat de la compilation de leur palmarès ou play-list ainsi que l'influence de la station au niveau de la vente de disques (sic). A partir de ces différents critères, un coefficient numérique a été accordé à chacune des stations selon leur importance auprès du marché. Le palmarès de Radio-Activité se devait d'être le résultat mathématique de tous ces facteurs (sic).
Les chansons qui sont compilées dans cette base de données font partie de ce palmarès de type air play de Radio-Activité. Ces palmarès devaient être le reflet de l'ensemble des palmarès individuels des stations radiophoniques abonnées à Radio-Activité à travers tout le Québec, selon leurs critères énumérés en paragraphe ci-haut . A partir de ces compilations radiophoniques des stations participantes, on dressait un palmarès de 40 positions, suivi de 60 projections.
A compter du 6 mai 1991, le Top 100 devient le Top 50 Radio, ce qui explique le nombre moins important de succès sur le palmarès à compter de cette date. En plus, on y ajoute deux nouveaux palmarès, le Top 25 Rock ainsi que le Top 25 Pop Adulte. Seulement les chansons faisant partie du Top 100 et du Top 50 Radio ont été compilées dans cette base. Nous avons également tenu compte, pour les succès inscrits en lettres rouges dans la base, de la rétrospective annuelle fournie par le magazine à la fin de chaque année, qui donnait la liste des 100 plus grands succès. On peut s'interroger sur le choix de certains titres, notamment ceux inscrits après la 60e position de ces rétrospectives annuelles car à peu près 65% des chansons faisant partie de ces dernières, sont apparues dans les 10 meilleures positions du palmarès, les autres se situant approximativement entre la 65 ième place et la 100 ième, étant des chansons qui ont évolué entre la 11ième et la 40ième position dans le palmarès Top 100 ou Top 50.
En 1994, Radio-Activité deviendra RADIO-FAX pendant 9 mois et connaîtra certains problèmes en février 1995 alors qu'on ne retrouve plus rien. Finalement, l'hebdo LE PALMARES prendra la relève officielle et ce, jusqu à aujourd'hui.
AVIS IMPORTANT
Symboles pour la séquence de 1982 au 31 décembre 2002:
Alors, pour bien différencier les grands succès, nous avons revisé toutes les chansons qui ont figuré sur les palmarès " air play " de RADIO-ACTIVITE, de RADIO FAX et du PALMARES, entre 1982 et le 31 décembre 2002 et nous avons identifié toutes celles qui sont apparues dans les 10 premières positions avec la lettre " R ", ce qui donne une vision plus réelle des grands succès de cette période, même s'il s'agit d'un palmarès de type " air play ". Les titres apparaîtront dans la base dans un encadrement rouge avec un lettrage blanc pour qu'ils soient bien visibles. En ce qui concerne les numéros " 1 " des ces trois palmarès, il vous est possible de faire lister ces numéros " 1 " en inscrivant dans le module " recherche " à l'option " titre " le code suivant : RVT pour Radio-Activité et PML pour Le Palmarès. Les numéros " 1 " apparaîtront dans un encadrement bleu avec lettrage blanc.
En ce qui concerne les autres grands succès de la base de données, c'est-à-dire ceux qui sont compilés entre 1949 et 1982, nous avons opté pour un système plus simple et plus réaliste. Les titres inscrits en lettres rouges déterminent toujours un succès d'importance. Ceux inscrits en encadrement rouge détermineront les titres de référence de l'artiste, c'est-à-dire les grands succès qui se sont véritablement démarqués.
Ces palmarès " air play " n'ont rien à voir avec les palmarès concentrés uniquement sur les ventes officielles de disques, ce qui est beaucoup plus crédible. Ils sont conçus par les directeurs musicaux et discothécaires des stations radiophoniques et même parfois, reflètent le choix des animateurs! Ce sont ces individus qui proposent leurs choix musicaux à leurs auditeurs et dressent à chaque semaine un palmarès, qui devrait, en principe, tenir compte des demandes et des réactions fortes de leur auditoire.
Or, nous pouvons alors constater que ces palmarès de type "air play" sont souvent contrôlés par les grandes maisons de disques tout comme pouvait si bien le faire la firme Trans-Canada et quelques autres maisons de disques importantes, durant les années soixante et soixante-dix. Dans la rubrique des projections, (les positions 40 à 100 entre 1982 et 1991), plusieurs chansons grenouillent dans les bas fonds du palmarès, y sortent quelques semaines après... pour y revenir même après plusieurs semaines, voire même des mois, jouant ainsi au yo-yo perpétuel. Ce phénomène peut expliquer en partie, la pression que les spécialistes du "tracking" des maisons de disques peuvent exercer sur les discothécaires en poste chez les radiodiffuseurs afin que ces derniers réinscrivent leurs productions jusqu'à ce que les titres convoités obtiennent une place plus convaincante, voire satisfaisante. Ce phénomène d'usure n'est pas nouveau puisqu'il a pratiquement toujours existé depuis que les palmarès de "air play" existent et encore aujourd'hui, chaque maison de disques et ses agents de promotion possèdent des spécialistes pour " forcer " l'entrée d'une chanson sur un palmarès. C'est l'une des phases de la " création d'un succès ". Il faut alors admettre que plusieurs chansons qui apparaissent dans les dix premières positions de ces palmarès " air play " sont très questionnables.
Malgré certaines lacunes évidentes qui sont propres à tous les palmarès, Radio-Activité demeure, dans l'ensemble, un palmarès intéressant par ses informations qu'il nous donne sur les artistes en général et sur les nouveautés de la semaine. C'est un outil qui donne une vue d'ensemble sur l'activité hebdomadaire de la chanson francophone au Québec. Malheureusement, nous devons admettre que son palmarès souffre d'une certaine manipulation des maisons de disques (lire l'industrie) et aussi de la réputation établie des " gros noms " dans le domaine artistique québécois ou français de France. A ce chapitre, il est presque assuré qu'une grande vedette du disque apparaissant en nouveauté dans ce palmarès, sera automatiquement projeté dans les premières positions les semaines suivantes. De plus, à compter de 1987, la radio montréalaise voulant se donner des airs de " branché ", on se fait un devoir de mettre à l'écart certains artistes qui évoluent dans un style trop simpliste ce qui écarte à jamais une foulée d'interprètes encore très populaires dont il serait inutile de les énumérer.
Les palmarès de " ventes officielles " sont généralement plus crédibles car il reflète le marché réel. Radio-Activité en a dressé un, de 1983 à 1989, mais le nombre de positons est peu important. De plus il est sporadique et on a dû l'abandonner à un certain temps faute de marchands participants et surtout fiables.
Même si j'affirme que l'histoire du palmarès québécois est intéressante et nécessaire mais pas très scientifique, cet ouvrage a le mérite d'être considéré sérieusement car il a nécessité des milliers d'heures de recherche. Aussi, comme il est loin d'être parfait, je suis à l'écoute de toute rectification qui pourrait l'améliorer et le rendre encore plus intéressant. La base sera constamment mise à jour pour corriger certaines erreurs ou faire des ajouts importants de façon à la rendre encore plus crédible et plus efficace. C'est le net avantage du " web ". Je fais donc appel aux intéressés, à ceux et celles qui sont passionnés par la recherche sur la musique québécoise de bien vouloir communiquer avec moi par courriel avec un " click " sur le lien INFORMATION que vous retrouvez au bas de chaque page.
Ouvrages généraux consultés pour la recherche.
Palmarès
Radio 49 (1949-1952)
Dis-Q-Ton (1957-1969)
Méritas (1965-1973)
Les Succès du Jour (1958-
Disc-O-logue (1963-1966)
Palmarès Echos-Vedettes (1963-1970)
Palmarès Radiomutuel (1969-1981)
Radio Activité (1981-1995)
Le Palmarès (1995-2003)
Livres
Mémoire de la Chanson Française depuis 1900, Anne-Marie Duverney et Olivier d'Horrer (1976).
Dictionnaire de la Musique Populaire au Québec, Robert Thérien et Isabelle d'Amours, Canada (Québec)(1992).
Le Guide des Tubes de 1950 à 1987, Marc Toesca, Philippe Conrath, Remy Kolpa Kopoul. Robert Laffont-Seghers, France(1987).
La Chanson Française à travers ses succès, Pierre Saka, Références Larousse, France(1988)
Le Guide de la Chanson Québécoise, Robert Giroux, Constance Havard et Rock LaPalme, Canada (Québec)(1991)
Revues
Dis-Q-Ton (le Palmarès Français, les Meilleures Chansons Canadiennes, les Succès du Jour, le Palmarès Canadien, les Succès du Dis-Q-Ton. (1957-1969)
Revues Music-Hall ( 1955-1962) (85 revues françaises).
Le Faubourg du disque (revue française).
Les revues Rendez-Vous avec Richard Baillargeon
Québec Rock (1977-1986)
Autres ouvrages et liens particuliers
Catalogue d'étiquettes et de numéros de matricules de disques, compilé par Robert Thérien et Jean-Luc Pomminville
Les 78 tours de la Bibliothèque Nationale du Québec.
Le Gramophone Virtuel de la Bibliothèque Nationale du Canada.
Je dois également remercier quelques précieux collaborateurs qui m'ont rendu la tâche plus facile:
Par ordre alphabétique
Michel Gignac de Québec
Roger Laurendeau de Montréal
Jean-Luc Pomminville de Montréal
Richard Robitaille de Québec
Léo Roy de Québec
Jean-Yves Tremblay de Chicoutimi
...sans oublier ma fidèle épouse Françoise qui m'a toujours secondé dans mon travail.
Cette base de données est assujettie à un droit d'auteur.
Pierre Boivin
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